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Le saviez-vous ?

La Mie
LA MIE   Grande cuve en bois – la mie en patois Comment se déroulait Le jour de la boucherie ? Avant le jour, on abbattait les moutons dans une pièce aménagée, il y avait des falots pour s’éclairer. A la pointe du jour, c’était la vache et ensuite les cochons. Les moutons et la vache restaient suspendus de façon à laisser refroidir la viande pendant que l’on s’occupait des cochons. La mise en quartier se faisait une fois les cochons dépecés. Le travail durait toute la journée. C’était un jour de travail, mais aussi de rencontre et de partage. Un jour avant, les enfants allaient chercher la poix à la forêt pour adoucir les poils des porcs. Tôt le matin, les cuisinières faisaient cuire l’eau dans des « romaines » (grandes bouilloires). Une fois le cochon tué, on le mettait dans la « mie », on l’arrosait d’eau bouillante à laquelle on avait ajouté de la poix. Les hommes faisaient tourner le cochon dans cette eau pour lui enlever les soies. Extrait du livre : l’écoute de son village. Nourrir l’animal Manger de la viande. Centre Régionale d’etudes des populations Alpines. Bulletin n°18 Sembrancher-Mai 2009   La mie, c’est en patoi. Quand il avait mis le cochon dedans, il lui mettait de la poix ramassée dans la forêt quelques jours avant. Il attendait que l’eau cuise. Si l’eau n’était pas assez chaude, il se nettoyait moins propre. Il enlevait les poils avec cette râpe. A quoi ça servait d’enlever les poils du cochon ? Parce qu’on ne veut pas les manger même… Anna darbellay et Félicien Darbellay, Liddes, intérogés par un étudiant de Genève sur le travail d’Armand Darbellay, boucher de campagne. Propos : Anna Darbellay, Liddes)  

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DESALPE 2016 le 24 septembre

 

Depuis 2000, notre petite équipe participe avec un char au défilé de la Désalpe. Cette manifestation qui a permis de nous faire connaître correspond parfaitement à notre philosophie de ne pas oublier les traditions anciennes et de les valoriser au travers d'animations publiques.

 

Autrefois, nos villages étaient renommés pour le grand nombre d'artisans qui y travaillaient : forgeron, tisserand, rémouleur, maréchal-ferrant, tailleur de pierre, tonnelier, potier, sabotier, rempailleur, sculpteur, fileuse, ébéniste, etc.

 

Les traces de cet ancien patrimoine sont à peine visibles aujourd'hui. Ces hommes et ces femmes étaient pourtant les garants d'une bonne condition de vie. Le fruit de leur travail permettait de se nourrir, de se vêtir, de se déplacer, de se loger, etc.

 

Tous ces artisans à présent disparus ou à la retraite avaient acquis un savoir-faire, souvent transmis de génération en génération.

 

Quelques archives, quelques marques dans l'architecture de nos maisons, quelques outils ou accessoires subsistent encore, la plupart disséminés dans les familles.

 

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