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LA MIE

 

Grande cuve en bois – la mie en patois

Comment se déroulait

Le jour de la boucherie ?

Avant le jour, on abbattait les moutons dans une pièce aménagée, il y avait des falots pour s’éclairer. A la pointe du jour, c’était la vache et ensuite les cochons. Les moutons et la vache restaient suspendus de façon à laisser refroidir la viande pendant que l’on s’occupait des cochons. La mise en quartier se faisait une fois les cochons dépecés. Le travail durait toute la journée.

C’était un jour de travail, mais aussi de rencontre et de partage. Un jour avant, les enfants allaient chercher la poix à la forêt pour adoucir les poils des porcs. Tôt le matin, les cuisinières faisaient cuire l’eau dans des « romaines » (grandes bouilloires). Une fois le cochon tué, on le mettait dans la « mie », on l’arrosait d’eau bouillante à laquelle on avait ajouté de la poix.

Les hommes faisaient tourner le cochon dans cette eau pour lui enlever les soies.

Extrait du livre : l’écoute de son village. Nourrir l’animal Manger de la viande. Centre Régionale d’etudes des populations Alpines. Bulletin n°18 Sembrancher-Mai 2009

 

La mie, c’est en patoi. Quand il avait mis le cochon dedans, il lui mettait de la poix ramassée dans la forêt quelques jours avant. Il attendait que l’eau cuise. Si l’eau n’était pas assez chaude, il se nettoyait moins propre. Il enlevait les poils avec cette râpe.

A quoi ça servait d’enlever les poils du cochon ?

Parce qu’on ne veut pas les manger même…

Anna darbellay et Félicien Darbellay, Liddes, intérogés par un étudiant de Genève sur le travail d’Armand Darbellay, boucher de campagne.

Propos : Anna Darbellay, Liddes)

 

 

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